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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 19:09

Du cheval de guerre au cheval d'orgueil

Dès l'époque romaine, on commence à écrire sur ce petit cheval rustique et de bon caractère des montagnes de Franche-Comté. Il descendrait de croisements de juments locales avec des étalons germaniques. Il fut utilisé comme étalon améliorateur de race dans toute la Bourgogne et servait de monture aux chevaliers lors de leurs joutes.

Cheval guerrier, Louis XIV puis Napoléon Ier l'adoptèrent aussi bien pour leur cavalerie que pour tirer artillerie et carrosses. Malheureusement, ces ponctions successives des armées entraînèrent une forte pénurie de chevaux en Franche-Comté.


Ce n'est qu'au début du XXème siècle qu'une poignée de passionnés décident de reprendre la race en main par une sélection rigoureuse des reproducteurs et par l'utilisation de petits étalons ardennais bai, sans balzane ni en-tête. En 1910, le premier concours d'élevage a lieu à Maîche (Doubs), et en 1919, le Syndicat du cheval Comtois et le stud-book de la race sont créés. Cheval d'orgueil, il retrouva sa place dans les campagnes franc-comtoises en tant que compagnon de labeur quotidien de nombreux paysans.

Depuis lors, et malgré la motorisation croissante de l'après guerre, le Comtois est toujours présent dans nos prés et dans nos cœurs. C'est aujourd'hui la première race de cheval de trait en France. Ainsi, en 2001, on recense 3373 élevages sur le territoire français, 836 étalons en activité et 3802 poulains immatriculés en pure race.






Caractéristiques

Il se distingue par sa couleur de robe, généralement alezane avec les crins lavés. Ce cheval de trait est endurant et rustique, la race est régularisée dès 1905. C'est un animal trapu, aux membres courts et puissants, qui a bon caractère. Sa hauteur au garrot varie de 1,50 à 1,65 m et son poids est généralement entre 500 et 600 kg. L'introduction du gène dominant crins lavés dans la race est due à un unique étalon reproducteur nommé Questeur.

Anecdotes d'antan



Nombreux sont ceux qui se souviennent des chevaux de leur enfance avec nostalgie. Le tracteur n'avait pas encore tout à fait supplanté la traction animale et avoir un cheval était encore une nécessité et une fierté pour de nombreux paysans. Les contacts entre le cheval de la ferme et les enfants se faisait naturellement : " bonheur du retour des champs confortablement installé sur son large dos ", " plaisir de la route en calèche avec toute la famille pour aller aux manifestations de villages ". Voici quelques photos qui laissent imaginer ce que pouvaient représenter ces compagnons tranquilles du quotidien il n'y a pas si longtemps que ça...



POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CHEVAL COMTOIS :

http://www.chevalcomtois.com/fr/trait-comtois/historique.html



 

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Published by Doubiste - dans Animaux
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 15:20
Historique de la race Montbéliarde
http://www.montbeliarde.org
http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/zoologie-1/r/franche-comte/d/ok-decouvrir-la-vache-race-montbeliarde_712/c3/221/p1/


La race Montbéliarde a fait parler d'elle la première fois en 1872 lorsque Joseph GRABER, éleveur à Couthenans, exposa sous cette appellation un lot de vaches sélectionnées au concours agricole de Langres.

La reconnaissance officielle, elle, ne viendra qu'en 1889, grâce à l'action conjuguée des éleveurs et des notabilités de la région de Montbéliard. Et, un siècle après, la race Montbéliarde constitue la quasi totalité de la population bovine de Franche-Comté. Elle est aussi solidement implantée dans tout l'est, le sud-est et le centre de la France. Elle a même constitué des noyaux importants dans le sud-ouest et l'ouest. Elle est exportée dans le monde entier et, à ce titre, elle représente un des fleurons de l'élevage français. Son poids dans l'économie franc-comtoise est considérable car elle est à la base du revenu des exploitations agricoles de cette région.



L'élevage franc-comtois au XIXe siècle


Dans la partie basse, les fermes étaient groupées en gros villages, les terres extrêmement morcelées et la prairie occupait une place restreinte. Les exploitations de petites dimensions avaient pour la plupart d'entre elles des ressources complémentaires avec les charrois, les activités industrielles ou le travail du bois. Les surfaces en vigne étaient considérables et l'élevage peu important, avec un bétail généralement mal soigné. Les agriculteurs entretenaient quelques vaches souvent utilisées pour la traction. Le bétail était de race Fémeline, race à tout faire, qui produisait le lait pour les besoins locaux ainsi que des animaux de viande. Les foires de Haute-Saône avaient déjà acquis une certaine notoriété et expédiaient des animaux aussi bien vers l'Alsace que sur Paris.

Dans la montagne et surtout dans les plateaux supérieurs du Jura l'habitat est plus dispersé. La prairie a toujours occupé une grande place avec souvent d'importantes étendues de pâturages communaux et, différence essentielle avec la partie basse, la collecte et la transformation du lait étaient déjà organisées dans le cadre des fruitières. Le cheptel existant, de race Tourache était donc exploité pour le lait mais fournissait aussi de bons bœufs de trait appréciés pour le travail en forêt et le transport du bois. En réalité la délimitation entre Fémeline et Tourache (ensuite appelée Comtoise) était assez incertaine, les deux races n'étant pas très homogènes et les métis nombreux.

Vers la fin du siècle, la situation allait se transformer dans la partie basse de la région. L'activité industrielle a périclité ; la population rurale a fortement diminué et les friches ont gagné. Seule la petite région de Montbéliard y a échappé, l'industrie s'est modernisée et développée et l'agriculture a prospéré sous l'impulsion des fermiers Mennonites venus de Suisse. Ces derniers, grâce à une meilleure alimentation et à une sélection déjà ancienne possédaient un cheptel bovin d'une meilleure conformation et d'une meilleure productivité que la moyenne. Ils disposaient d'une véritable race locale caractérisée par l'uniformité de sa robe, l'harmonie de ses formes et ses qualités bouchères.


La naissance de la race Montbéliarde


Cette population bovine avait participé à des concours avant 1870 sous le nom de race Franco-Suisse. Et c'est en 1872, nous l'avons déjà dit, que la dénomination de "race Montbéliarde" fut utilisée pour la première fois. C'est sous ce nom qu'un lot avait été présenté par le comice agricole de Montbéliard à l'Exposition Universelle de Paris en 1889.

Elle fut reconnue la même année et le Herd-Book était créé le 2 décembre 1889. Parmi les personnalités qui ont joué un rôle dans la reconnaissance de la race, il faut citer Gustave CUVIER, président du comice de Montbéliard ; M. BOULLAND, vétérinaire à Montbéliard, vice-président du comice et qui sera le premier président du Herd-Book, M. VASSILIERE, inspecteur général de l'Agriculture et Jules VIETTE, député de Montbéliard et ministre de l'Agriculture en 1889.

Dès cette époque les options prises par les fondateurs de la race se sont révélées judicieuses et témoignent d'un sens aigu des réalités économiques. L'image de marque de la Montbéliarde allait ainsi rapidement s'imposer dans son identité et son originalité. L'orientation laitière a permis d'assurer l'approvisionnement des fruitières qui se sont développées après 1900 jusque dans les zones de plaine et des débouchés importants ont été conquis pour la fourniture d'animaux aux laitiers du Midi de la France. Ainsi rien que pour l'année 1910, il est parti de la gare de Morteau 4 000 vaches laitières. Ce marché qui s'est étendu par la suite à l'Algérie est resté extrêmement important pour les éleveurs Montbéliards jusque dans les années 50.

Très rapidement en effet, la race Montbéliarde s'était imposée dans toute la partie montagneuse du Doubs. Elle a reçu l'appui des éleveurs du Val de Morteau qui, sous l'impulsion de Joseph MAMET des Fins et avec la création des syndicats d'élevage, allaient lui donner ses vraies lettres de noblesse



Les syndicats d'élevage


Les syndicats d'élevage ont été les cellules de l'amélioration du cheptel pendant un demi-siècle jusqu'à la création des centres d'insémination artificielle.

Leur promoteur, Benjamin KHOLER, professeur d'agriculture à Montbéliard, puis directeur de l'Ecole de laiterie de Mamirolle, en avait étudié le fonctionnement en Suisse et en Allemagne. Les deux premiers syndicats d'élevage du Doubs, et sans doute de France, ont été créés en 1901 à Grand-Charmont sous l'impulsion de M. VERNIER, instituteur, et aux Fins sous la présidence de Joseph MAMET. M. MAMET va devenir un des plus grands noms de l'élevage Montbéliard. En 1903 une association générale des syndicats d'élevage est créée et, à partir de 1910 sous la présidence de Benjamin KOHLER, assisté de 3 vice-présidents : Joseph MAMET, M. GOGUEL-FERRAND et Louis BOLE, elle s'établit sur des bases solides et prend réellement de l'ampleur. Le rôle des syndicats devient primordial dans le choix des taureaux de monte publique, l'enregistrement des saillies et des naissances, la gestion de l'état-civil des animaux, complèté par des pointages de conformation. L'association générale devenue UNION DES SYNDICATS D'ÉLEVAGE DU DOUBS préconise et organise dès 1914 le contrôle laitier et en assurera la gestion dans le Doubs jusqu'en 1963. L'action de Francis MAMET, éleveur aux Fins et président de l'Union de 1934 à 1956, fut prépondérante dans la vulgarisation et le développement de cette technique.

http://www.montbeliarde.org
http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/zoologie-1/r/franche-comte/d/ok-decouvrir-la-vache-race-montbeliarde_712/c3/221/p1/

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